Il est possible de reproduire les réussites des autres

Etroitement lié au présupposé 6, cette nouvelle proposition booste notre confiance en soi. Oui, nous avons des ressources en nous, parfois même insoupçonnées, qu’il faut identifier. Oui, nous sommes uniques et différents. Et si l’un d’entre nous a réussi dans un domaine, rien ne nous empêche d’y arriver nous aussi, si nous le voulons vraiment.

Il est possible de reproduire les réussites des autres

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Dans le monde réel, les limites à l’apprentissage n’existent pas. Seule notre petite voix intérieure, construite sur la prise en compte du regard des autres, de leur vision des choses, d’expériences négatives, peut nous bloquer. Or, nous savons maintenant que la carte n’est pas le territoire, que ma réalité n’est pas celle de mes parents, mes amis, mes enseignants et que s’ils n’ont pas cru en mes possibilités, c’est parce qu’ils n’avaient pas les clés pour me décoder et que l’intention positive dans leur comportement limitateur cherchait à me protéger d’un monde qui leur échappait.

Si le pourquoi de nos actions futures, de nos envies, de nos objectifs est intéressant côté psychologique pour identifier nos freins, la PNL s’axe plutôt sur le comment. Et donc sur le processus. Comment cette personne a-t-elle réussi à atteindre son objectif, qu’ai-je en commun avec elle ?

Cette démarche est à la base de la PNL. Bandler et Grinder, lors de leurs recherches, ont mis en lumière certains comportements communs aux super communicateurs, des médecins, mais aussi des personnes sans formation particulière mais capables d’établir une relation et une communication efficace avec des personnes réputées difficiles. C’est ainsi qu’ils ont créé la modélisation, une technique permettant de structurer le processus d’une réussite pour permettre de la rendre accessible à tous.

La PNL cherche avant tout à identifier et décrypter un comportement de réussite et comprendre en quoi il diffère d’un autre comportement habituel. Ce sont parfois des attitudes, un positionnement dans l’espace ou une manière de penser qui fait la différence.

Mais observer une seule personne, une seule réussite ne suffit pas. En comparant les chemins qui ont conduit à la réussite de plusieurs personnes, nous nous rendrons très vite compte qu’il existe de nombreux points communs dans la manière d’aborder le défi, quel que soit le domaine abordé.  Le reste, les différences, appartiennent aux compétences individuelles et personnelles.

En reproduisant le comportement commun observé dans les différents profils étudiés, il sera plus facile d’atteindre le but recherché. Vous pourrez alors déceler les compétences internes qui vous manquent et les acquérir, soit en vous formant, soit en modifiant votre point de vue. Aborder un mur par un « oui mais » ne vous aidera pas à le franchir. En modifiant votre façon de le percevoir en utilisant « ET si ? » le champs des possibles s’ouvre et vous pousse à envisager à d’autres choix.

La PNL est en évolution constante. Robert Dills, dans mes années 80 a modélisé les niveaux logiques. Ils permettent de mieux structurer les informations découvertes selon l’échelon où le comportement étudié se situe. Six niveaux ont été identifiés : spirituel, identité, croyances, capacités, comportement et environnement.

Concrètement :

Pour permettre la réussite d’un objectif, l’observateur a mis en évidence la confiance en soi que les « gagnants » ont en eux. De cette confiance découle une série de comportements qui, une fois modélisés vont permettre à chacun de nous d’atteindre ses objectifs mais sans identifier le niveau où se situe notre manque de confiance, la reproduction du modèle sera inefficace.

Prenons l’exemple d’un formateur qui, devant un grand groupe, perd ses moyens. Il aura observé que la majorité de ses collègues utilisent des techniques de respiration. Il a beau les utiliser, à différents moments, pour coller au mieux à ses besoins, rien ne se débloque. Il a utilisé un modèle jouant sur son comportement qui, dans ce cas, ne lui est pas d’une grande utilité. Pourquoi ? parce que le niveau sur lequel il a travaillé ne correspond pas à son besoin. En se recentrant sur son identité, il clarifiera sa mission puis en ajoutant ses valeurs (croyances) il retrouvera l’estime de soi qui lui permettra de transmettre ses connaissances avec plus de facilité.

 

 

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Masculin, féminin, sexuée la communication en entreprise ?

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Loin des stéréotypes habituels, force est de constater que nous ne communiquons pas de la même manière, que nous soyons un homme ou une femme et d’autant plus si notre fonction est identique au sein d’une entreprise.
De nombreuses études révèlent en effet que les spécificités jouent sur plusieurs registres. L’entreprise, masculine à l’origine, a d’emblée opté pour une communication directe, voire directive. L’homme a une tendance (ce n’est pas une généralité, loin de là !) à s’exprimer en premier, quel que soit le sujet. Et l’on constate que la grande différence est quasi comportementale.
Si les hommes apprécient une structure hiérarchique, les femmes, elles, préfèrent les organisations collaboratives. C’est le facteur relationnel qui est au cœur de la communication féminine. Nos alter ego préféreront agir, quitte à s’excuser par la suite alors que nous attendons souvent l’approbation de nos pairs, voire de nos chefs si nous travaillons dans une structure verticale, pour passer à l’action.
Si lors de la communication sur une nouveauté, ces messieurs présentent d’emblée les performances du produit, jouant sur les chiffres, s’appuyant sur des tableaux, les partenaires féminines sont avant tout à l’écoute des besoins de l’entreprise et si les chiffres sont bien présents, ceux-ci parleront bien plus vite des apports à la clientèle que des résultats de vente et de l’efficacité du produit par rapport à la concurrence. Il n’y a évidemment, ici, ni bonne ni mauvaise manière de communiquer… elles sont en fait plutôt complémentaires.
Le mieux étant de prendre conscience des mécanismes et, au sein d’un groupe, de tendre vers la parité. Puisque le leadership situationnel conseille d’adapter son comportement et l’accompagnement des travailleurs au sein d’une équipe en fonction de la personne supervisée pour améliorer la progression et le mieux-être du groupe, pourquoi ne pas appliquer ces principes à la communication ? Ce qui se fait à l’intérieur se voit à l’extérieur… Une bonne communication interne joue positivement sur l’image d’une entreprise. Quel meilleur porte-parole qu’un travailleur pour sa société ??
A lire : le Blog RH by Kurt Salmon

Chaque personne a, en elle, les ressources nécessaires pour obtenir ce qu’elle veut.

Comme nous l’avons abordé jusqu’ici, nous savons maintenant que les outils qui composent la PNL facilitent le dialogue et la communication en général avec les autres et avec nous-même. C’est cette dernière relation que nous allons aborder à partir d’aujourd’hui en se focalisant sur nos objectifs.

Nous le constatons chaque jour, notre corps dialogue avec nous. Le stress, le plaisir, la fatigue se retrouvent exprimés au travers de la maladie (MAL a DIT), l’énergie ou l’incapacité de bouger.

D’autres signes, beaucoup plus discrets, nous signifient aussi le chemin à prendre. De l’enfant à l’adulte, un objectif est souvent montré du doigt. C’est ça que je veux ! Et c’est notre index qui montre à l’interlocuteur l’objectif à atteindre.

Prenez le temps de regarder votre main. Trois de vos doigts, le majeur, l’annulaire et l’auriculaire pointent eux… dans votre direction. Comme pour vous dire…

Tu as la responsabilité de ta réussite !

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Chaque personne a, en elle, les ressources nécessaires pour obtenir ce qu’elle veut.

Croire en ses possibilités, plus facile à dire qu’à faire ? Parfois, oui !! Ça s’appelle la confiance en soi. Si moi, en tant que parent, je ne crois pas que mon enfant puisse réussir, il y a de fortes chances qu’il éprouvera d’énormes difficultés. Par contre, si nous lui montrons que nous avons confiance en lui, le champ des possibles lui est ouvert !!           Des études en psychologie ont étudié le phénomène.

L’effet Pygmalion… c’est ça ! Et c’est valable pour soi-même. Oui, nous nous sommes construits sur des règles et parfois sur des croyances limitantes, parce que nos parents, la société dans laquelle nous vivions ne pensait tout simplement pas possible la réalisation d’une action. Nous en avons aussi construit nous-même au travers de nos expériences. J’ai raté trois fois … pourquoi réussirais-je à la quatrième ? Les maths, c’est pas mon fort, je suis nulle ! Et voilà comment on se bloque bien involontairement. Chacun d’entre nous a ses limites, mais celles-ci sont faites pour être franchies ou tout au moins, reculées. Si je passais du « ce n’est pas possible » à « comment rendre accessible ? », transformais le « oui mais » en « et si »… et commençais par évaluer mon projet ? Et si je m’informais sur ce que les autres ont déjà fait dans ce domaine ? Ce sont de premières pistes pour ouvrir la fenêtre.

Mais pour la porte, il faut chercher en soi. Quelles sont vos compétences même les plus petites ? Que savez-vous faire de chouette ? Vous avez envie d’ouvrir une maison d’hôte ? Oui mais… je ne sais pas gérer un budget, oui mais ça coûte beaucoup d’argent, oui mais si ça ne marche pas, c’est fini oui ???

Et si, dans vos connaissances vous avez un amoureux des chiffres, et si vous savez coudre, décorer, bricoler, cuisiner et si vous aimez discuter, communiquer, négocier… vous avez des ressources personnelles internes et externes pour réussir votre projet !!

Et la PNL dans tout ça ? Pour définir un objectif et le réussir, la PNL nous dit qu’il faut le formuler de manière positive, le plus précisément possible et de vérifier s’il est sous notre contrôle.  La réussite doit impérativement dépendre de vous à 80 %.

OK ! Et on fait comment ? Si votre objectif est décrit avec une grande précision, vous aurez immédiatement listé ce dont vous avez besoin pour y arriver. Dans cette liste, que pouvez-vous prendre en charge vous-même ? Y a-t-il des personnes-ressources sur lesquelles vous pouvez vraiment compter pour vous apporter un complément d’information ? Pour faire diminuer le coût de l’aménagement, je ferai bien les coussins des sièges de jardin mais je ne sais pas coudre… Quelqu’un dans mes proches peut-il me prêter une machine et m’expliquer comment faire ? Existe-t-il une mini formation pas chère que je puisse suivre ? Augmentez votre capital de compétences ! Celui qui ne demande pas, n’obtient pas.

Voici pour terminer une structure PNL de définition d’un objectif.

  1. Qu’est-ce que je veux ? (en termes précis et positifs)
  2. Dépend-il en grande partie de moi ? (faites un tableau sous mon contrôle – ce que je peux prendre en charge / hors contrôle- le bon vouloir des autres, la météo…) Si vous avez des limites, listez les possibilités de contourner la difficulté !
  3. Le contexte : avec qui, quand, où, dans quel délai (raisonnable, pas trop long ni trop court), dans quel cadre (famille, loisir, professionnel)
  4. Le premier test. On visualise, on se projette dans l’avenir. A quoi  saurais-je que j’ai atteint mon objectif ? qu’est-ce que je verrai, dirai, sentirai ? Quels sont les critères qui me diront que je réussis ? A quoi  saurais-je que je suis sur la bonne voie ?
  5. L’Ecologie : quel est l’impact de la réalisation de votre projet sur votre vie et celle des autres ? L’objectif est-il sans conséquences (en interne et en externe) pour moi et en externe pour les autres ?
  6. Mes ressources personnelles : lister celles dont je dispose actuellement et celles que je dois acquérir en interne. En externe, mon portefeuille de relations, les aménagements et équipements existants…
  7. N’hésitez pas à réactualiser votre projet. Il risque de faire mauvais et c’est dehors ? Prévoyez un autre endroit. Vous voulez perdre du poids et les communions arrivent ? Modifiez vos menus de la semaine ou prévoyez une petite séance pour brûler les calories (vous n’aimez pas le sport ? Laver les fenêtres fera l’affaire !) bref, listez les obstacles au projet et prévoyez des solutions de rechange.
  8. Tracez la ligne du temps et décrivez ce qui doit être réalisé à chaque échéance. Découpez en étapes et lorsqu’elles sont réussies, récompensez-vous !! Chaque date sur la ligne doit faire l’objet d’une description précise des actions à mener.
  9. On se motive : que va vous apporter, en plus de la réussite de votre objectif, ce projet qui vous tient à cœur ? Pourquoi est-ce important pour vous de l’atteindre ? Et si, après cette introspection, votre objectif vous semble un peu compliqué, n’hésitez pas à le reformuler pour atteindre plus vite votre but ! Dans le cas de la maison d’hôte, si vous en avez la possibilité, ouvrez une chambre chez vous… vous gagnerez en expérience et mettrez de l’argent de côté !
  10. Le prix à payer. Pas en dollars !! en Temps, en Energie. Est-ce que votre but en vaut la peine par rapport à vos valeurs ?
  11. On termine en évaluant la cohérence par rapport à soi-même ? En quoi le fait d’atteindre cet objectif va-t-il dans le sens de l’humain que je veux être, devenir ou redevenir ?

Ça prend du temps, mais expérience faisant foi, ça fonctionne !!

 

 

A la base de tout comportement, il y a une intention positive

La PNL pose question. Certains de ses présupposés, comme celui-ci est compliqué à admettre. Et pourtant, il va permettre de comprendre les motivations de certains actes. Nous savons maintenant que nous ne sommes pas nos comportements (lien) mais que certaines situations nous poussent à adopter une attitude parfois bien loin de nos valeurs. A la télévision, dans nos villes, des actes sont commis qui dépassent l’entendement. Plus près de nous encore, à l’école, dans nos maisons aussi, certains agissements posent question sans que, dans un premier temps, nous ne puissions en comprendre les raisons profondes.

A la base de tout comportement, il y a une intention positive

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Vous avez bien lu ! À la base de TOUT comportement, il y a une intention positive. Heu oui je veux bien l’entendre mais vraiment tous les comportements ? Et à quoi ça m’avance de savoir ça ?

Oui vraiment tous, même les pires ! Mais attention ! Le savoir, le comprendre ne vaut EN AUCUN CAS le cautionner. Ce n’est pas parce qu’on cherche l’intention positive qu’on va trouver son expression bonne et acceptable. Comment croire que des êtres qui tuent de sang-froid peuvent agir avec une intention positive ? Comment admettre que celui qui s’introduit chez nous pour nous dépouiller le fait avec une intention positive ? Que vous choisissiez de pardonner ou de ne jamais oublier, la PNL est là pour nous aider à comprendre. Comprendre que nous ne sommes pas forcement responsable de ce qui arrive, admettre que chaque être a le droit de s’exprimer mais que, malheureusement, c’est la mise en œuvre, le choix du comportement, de l’acte qui, dans ces cas, est déviant.

Chaque acte que nous posons, positif ou négatif est mû par un besoin que nous devons combler. Besoin d’aider, besoin de paraître, besoin d’exister. Mais aussi, besoin de se rassurer, d’appartenir à un groupe, à une cause.

Sans entrer dans les cas extrêmes de terrorisme ou de vol organisé, il y a, dans cette violence journalière dans nos cours d‘école, en rue ou même à la maison, lorsque la crise est là et que les gestes et les mots deviennent des armes, une intention positive. Mais laquelle ? Pourquoi les mots ne trouvent-ils plus de sens à leurs yeux, les poings sont-ils devenus communication ou ces mots, toujours là, représentent-ils le moyen ultime pour rabaisser, blesser, réduire au silence l’autre ? La question à se poser est de savoir ce que vit l’enfant violent, l’adolescent ou vous et moi ! L’ego humain est parfois complexe. Le but de ces actes, de ses comportements est parfois d’appartenir à un groupe, mais aussi à se faire entendre, remarquer… C’est aussi à certains moments un véritable appel à l’aide. Je ne le cautionnerais jamais la violence quelle qu’elle soit. Mais il y a lieu de s’interroger. Quel est le message que veut transmettre la personne violente, que n’arrive-t-elle pas à exprimer ?

Dans notre propre chef, lorsque nous sentons la colère monter, pouvoir se poser et exprimer avec des mots, calmement, par écrit s’il le faut, est une manière de comprendre pourquoi on en arrive là.

Alors pour clôturer et répondre à la question citée plus haut « à quoi ça m’avance moi de savoir ça ? », je répondrais que ce présupposé permet de ne pas culpabiliser, de ne pas généraliser. Il permet aussi de pouvoir continuer à regarder l’autre de manière positive. Les actes délictueux ne sont que le résultat d’un choix personnel et parfois momentané de certaines personnes. Et quant à savoir ce qui motive certains individus qui semblent trouver du plaisir dans le malheur qu’ils créent autour d’eux, la réponse à l’intention positive est dans la question… Mais lorsque le choix de l’acte est en dehors de toute humanité, le besoin profond ne peut être satisfait par le comportement. Parler des besoins cachés derrière un geste, un mot qui fait mal et rechercher l’intention positive qui n’est autre parfois que le besoin d’être écouté, c’est aussi et surtout une façon d’expliquer à nos enfants qu’il y a des moyens nettement plus positifs pour combler nos besoins et que c’est ceux-là qu’il faut privilégier sans aucune alternative. Frapper, blesser n’a jamais apporté la sérénité, à qui que ce soit.

 

Nous ne sommes pas nos comportements

La Pnl nous en apprend tous les jours sur nous-même. Elle nous permet de simplifier nos relations grâce à une meilleure compréhension de l’autre. Nous savons maintenant que toutes nos réactions ne sont pas à lire au premier degré. Nous allons approfondir, grâce au présupposé 4, ce regard à poser tant sur nous que sur nos interlocuteurs.

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Le stress, la fatigue ou à contrario, l’enthousiasme ou une bonne nouvelle influent sur notre comportement. En psychologie sociale et plus particulièrement en analyse transactionnelle, le mécanisme de « la collection de timbres-poste » est bien connu. En deux mots, il s’agit de l’accumulation de petites contrariétés ou de difficultés, de sentiments mitigés voire négatifs, qui poussent un individu à une réaction disproportionnée quand la coupe déborde. Ce comportement momentané, généralement regretté, est souvent, malheureusement, dirigé vers une victime innocente. Après une mauvaise journée au travail, qui ne s’est pas énervé sur un enfant pour un geste maladroit ou envoyé au diable un conjoint pour une petite blague tombée mal à propos ? Mais lorsque ce comportement est vu de l’extérieur par une personne qui vous ne connait pas, voilà une bien mauvaise image de marque et chacun sait ô combien il peut être difficile de s’en défaire. Chacun d’entre nous, et c’est une composante de l’humain, a tendance à évaluer une personne et à définir un type de relation à avoir avec elle sur base d’une seule observation.

Rassurez-vous.  Nous ne sommes pas nos comportements. Certains d’entre eux sont dits « réflexes » et donc ne sont pas soumis à la volonté. D’autres sont influencés par la vie de tous les jours, par le stress ou par un choc émotionnel mais ne reflètent pas notre personnalité profonde. On peut être une personne calme, attentionnée et suite à un souci, vivre une période de nervosité intense, avoir des réactions violentes sans pour autant l’être intrinsèquement. D’ailleurs, dans ces cas-là, la réaction immédiate est de s’en vouloir, de ressentir un malaise, de briser l’élan de volonté que nous avions envers un projet voire même nous faire perdre confiance en nous et jouer sur notre estime.

Mais en acceptant le fait que chaque individu à des moments de faiblesse (oui, nous y compris !) et que le comportement d’une personne n’est pas forcement dirigé contre nous, il est plus facile de rester serein. Une fois le moment délicat passé, même s’il est difficile d’accepter des remontrances ou même de voir son travail ou sa relation mise en doute, posons-nous la question.

Qu’est ce qui a motivé un tel comportement ? Qu’est-ce que mon interlocuteur a vécu avant d’arriver face à moi pour être à cran ou être aussi sensible ? Comprendre ou simplement appréhender les difficultés de vie d’une personne permet de se mettre à sa place un court instant et de prendre du recul par rapport à ce qui vient de se passer. La CNV (Communication Non Violente) est un merveilleux outil pour aider à rétablir une communication plus positive en reformulant son message (nous y reviendrons plus tard).

Et pour nous ? Connaissant le processus, prenons le temps de parler de ce qui nous préoccupe, et si nous n’y arrivons pas, mettons-le par écrit de manière à prendre le recul nécessaire et de vider cette collection de timbres. Prendre conscience que le fait de s’énerver, d’avoir une réaction exagérée, si cela est exceptionnel, est loin d’être grave. Ce qui l’est, c’est de refuser de reconnaître ses difficultés et de faire le pas vers l’autre qui a été blessé. Même vis-à-vis d’un enfant ou d’un ado… s’excuser, pour un adulte, n’est pas une preuve de faiblesse mais bien de force morale et permet de construire une relation de qualité.

Le sens de ce que nous communiquons est dans la réponse que nous obtenons

 

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Au cours de ses recherches, une chercheuse-enseignante française, Catherine Kerbrat-Orrechioni  tentait de comprendre quels étaient les mécanismes de la communication et voulait aller bien plus loin que le schéma traditionnel : Emetteur, Message, Récepteur. Ses études l’ont poussé à tenir compte des facteurs psychologiques, sociologiques et culturels.

On l’a vu dans le post précèdent, nous avons appris que notre réalité n’est pas forcément celle de mon interlocuteur. Ses recherches sont donc précieuses en PNL. Chaque message est filtré au travers de la réalité de celui qui parle et de celui qui écoute. Et c’est ce qui permet au message de prendre tout son sens. C’est le message compris qui est le plus important. Dans la communication, le verbal et le non-verbal (les expressions du visage, la position du corps) participent au message. Demander quelque chose avec le sourire ou formuler la même demande campé droit sur ses pieds et les bras croisés recevra une réponse vraiment différente. De même que lorsque l’on veut expliquer quelque chose et que l’on est fâché, excité ou épuisé ou que la personne à qui on parle est hypersensible ou très énervé. On peut dès lors arriver très vite à une situation de conflit pour une chose qui, finalement, n’a que peu d’importance. Et nous avons tous vécu au moins une fois ce genre de situation. La réponse à un message est parfois tellement opposée à ce que nous attendons que le dialogue se rompt avant même d’avoir commencé.

Un autre souci est de celui de la compréhension. Le meilleur exemple est souvent du côté du monde médical que nous pouvons le trouver. Les médecins utilisent parfois des termes qui chez nous, résonnent comme du chinois et qui pour eux, fait tellement partie de leur vocabulaire qu’ils n’ont parfois pas conscience qu’ils ne sont pas ou mal compris.

Alors que faire ?  Déjà, admettre que c’est la réponse à notre message qui en fait le sens. Nous serons dès lors plus attentifs aux autres et à nous même. Je suis fatiguée… est-ce le bon moment pour parler de ça ? Est-ce que je peux utiliser des termes techniques (qui font partie de mon vécu) avec cette personne ? (Même une maman qui parle de son petit bout peut être mal comprise si elle a en face d’elle une personne qui n’en n’a pas). La sagesse populaire dit de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Moi, je vous dirais plutôt : écoutez-vous, mettez-vous à la place de votre interlocuteur, soyez attentifs à vos émotions, postposez une discussion si vous ne la « sentez pas » à ce moment-là et adaptez votre communication à votre public…c’est votre bien-être qui, en fin de compte s’en trouvera renforcé.

Un dernier petit exemple… par deux fois, la petite souris n’est pas passée sous l’oreiller d’Emma. Chez Lio, son petit frère, par contre, tout va bien… Emma est furieuse et écrit une lettre à la petite souris.

« Pas du tout très chère petite souris. Voilà deux fois que tu oublies mes dents. Si tu n’en veux pas, ce n’est pas grave, je les garde pour moi. Et comme visiblement tu préfères celles de mon frère, désormais, passe ma chambre. Ne perd pas ton temps à me répondre. »

Mais la petite souris a malgré tout répondu.

« Chère Emma, si tu rangeais ta chambre, je ne m’y serais pas perdue et j’aurais pris tes dents. »

Comment auriez-vous géré cela, vous lecteurs(rices)-petites souris ?

La carte n’est pas le territoire…

Voici déjà la deuxième étape en territoire PNL. Un territoire ? Oui, et plusieurs cartes qui vous permettront de l’explorer.

Hein ? On fait de la géographie en PNL ? Oui en contrée inconnue, celle de la réalité de l’Autre. La vérité, la réalité ? Qui a raison, qui a tort ? Certaines personnes sont persuadées de détenir la vérité. Tant mieux pour eux et… tant pis ! Tant mieux, parce qu’ils se rassurent et se raccrochent à des certitudes qui leur offrent un sentiment de sécurité et disons-le, parfois un sentiment de supériorité. Et tant pis, parce qu’ils restent en place, ne découvrent rien de nouveau ! Avouons-le, nous en connaissons tous et dans certains domaines, nous en faisons partie. Et c’est normal. L’aventure, l’inconnu et le changement font peur. Et quoi de plus inconnu que l’Autre ? Il est tellement facile de rester dans sa zone de confort…

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Sans arriver dans la zone de panique, qui engendrera une communication non maîtrisée, nous pouvons, pour élargir notre point de vue, passer en zone d’apprentissage et admettre que la « carte » c’est-à-dire la grille de lecture d‘une personne n’est pas la même que la nôtre et que nous pouvons en tirer de nombreux enseignements. Lorsque nous communiquons, nous envoyons un message. Celui-ci passe par des filtres et des canaux particuliers.

 

Emetteur ——- Filtres——–Message—–Filtres———-Récepteur

——————————Canal——————————-

 

Les filtres peuvent être culturels, religieux, linguistiques, psychologiques… et très différents entre vous et votre interlocuteur.

Le canal lui est plus technique, il est fonction de la manière dont vous communiquez. Par téléphone, par écrit, en face à face ? Si par exemple, vous le faites par téléphone, et que le réseau est perturbé, ça ne va pas faciliter la compréhension !

Mais revenons à notre territoire. Chaque personne a une perception de l’environnement qui lui est propre. Votre vérité, votre Réalité vous est personnelle et pas universelle. Prenons deux exemples.

  • La neige. Pour vous c’est vraiment un souci. Vos déplacements sont compliqués, c’est sale, vous avez plus de travail pour conserver votre maison propre, c’est dangereux, glissant … et vous en parlez avec une personne arrivant d’Afrique. Si vous serez d’accord sur le fait que c’est froid, vos soucis de nettoyage ou de déplacements n’auront que peu de résonance face à l’émerveillement devant les paysages que découvrira votre interlocuteur.
  • Le deuxième exemple est plus émotionnel. Vous râlez parce que votre chef a postposé votre augmentation qui aurait été la bienvenue pour partir en vacances. Et, dans vos interlocuteurs, il y a un travailleur qui cumule deux mi-temps et peine à boucler ses fins de mois. Pensez-vous vraiment qu’il comprendra votre colère, si légitime soit-elle à vos yeux, c’est-à-dire dans votre réalité ?

 

Une autre manière d’aborder le territoire est le mensonge. Nous considérons souvent que le contraire de la vérité, c’est le mensonge. Or, dans certains cas, c’est juste une réalité différente. Prenons l’exemple d’une personne qui gagne plus de 10 000 euros par mois (ne cherchez pas trop loin, il y en a à la télé tous les jours !). Cette personne se voit réduire son salaire de moitié et affirme ne plus pouvoir vivre avec cette somme. Vous, moi, estimons que c’est un mensonge. Avec 5 000 euros par mois, il est évidemment possible de bien vivre. C’est NOTRE réalité. Mais dans celle de notre nouveau « pauvre », ce n’est pas un mensonge. Il croit réellement qu’il ne s’en sortira pas. Pour lui, c’est une catastrophe. C’est toute sa manière de vivre qu’il doit revoir, contraint et forcé et dans ce cas, il se retrouve dans la zone de panique. Et comme il n’a jamais vécu ni géré un budget avec moins d’argent, il lui est inconcevable de vivre ainsi.

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Voici un petit test facile à réaliser, qui prouve à quel point chacun d’entre nous a une réalité qui lui est propre, sur base d’une question toute simple. « Pour vous, à partir de quel salaire gagne-t-on bien sa vie ? »  Faites le test dans votre entourage…

Le but de tout ceci est de vous permettre de porter votre attention sur ce que vit la personne à qui vous vous adressez, sur sa capacité à comprendre ce que vous exprimez. En prenant conscience de ces filtres, vous faciliterez votre relation aux autres, diminuerez votre stress si vous en ressentez au contact de la nouveauté. Allez vers l’Autre, découvrez sa réalité… non seulement vous vous enrichirez mais vous améliorerez la qualité de votre communication.